Comment se détacher de ses émotions pour éviter d'être dans la réaction?

@Bertrand, au niveau du mental de champion, le fait d’avoir une personnalité autotélique, ne pas vivre dans la réaction et être la cause de son existence :

Comment faire pour contourner le cerveau par défaut au niveau des émotions ?
Je m’explique, quand une personne fait un truc vraiment stupide ou alors « s’attaque » à toi par exemple et que ça te met en colère, tu es en réaction.
Comment tu fais pour garder totalement ton calme dans ce genre de situations, ne pas te laisser submerger / emporter par des émotions ?

Comment tu fais pour ne pas laisser le doute, la peur, la colère, etc (tout ce type d’émotions négatives), s’installer en toi dans des situations qui suscitent ces émotions ?

Et même si tu ne te laisses pas totalement emporter, ces « énergies » t’auront « déconcentrées » ou « fatiguées », tu auras du mal à revenir à un état souhaitable ou à ton état antérieur. Comment tu fais pour éviter ça ?

Ces énergies ont l’air d’être « autonomes » et j’ai l’impression que le contrôle qu’on peut avoir dessus est très limité, que ce que tu peux faire majoritairement c’est de la répression.

4 messages ont été scindés en un nouveau sujet : Fluctuation du niveau de compétence

Honnêtement ça ne m’arrive plus vraiment de me faire « trigger » par ce genre de choses, je suis au dessus de tout ça dans le sens où ça ne me rentre quasiment jamais dans la tête, et donc j’ai rien de particulier à faire (car je ne me suis pas fait trigger). Enfin ça m’arrive toujours rarement, mais c’est rare au point que je ne considère pas ça être quelque chose à travailler davantage. Ce qui m’arrive encore ce sont des réactions émotionnelles contrôlées. Genre je me vois m’échauffer et m’emporter alors que ce n’est pas nécessaire et insignifiant, mais je m’autorise à continuer sans dépasser un certain niveau, et sans attachement. Je passe à autre chose comme si de rien n’était juste après. Comme une sorte de jeu. Comment je fais, honnêtement il n’y a pas de technique si ce n’est de rester conscient. Si tout ça te trigger encore c’est que tu as encore de la maturité à avoir avec ça je suppose, des trucs à process, des résolutions à apporter à tout ça. J’ai énormément travaillé ça durant ma vingtaine parce que je me faisais beaucoup trigger par certaines choses, maintenant plus besoin, j’ai atteint une résolution avec ça en gros. Quand je me faisais trigger, ma méthode pour dépasser tout ça était essentiellement de prendre du recul, méditer et lâcher prise. Je me faisais très souvent trigger à retardement aussi (en ressassant un truc « négatif » après que ce soit passé). Même méthode.

Comme tu dis les énergies sont autonomes, donc la clé c’est de ne plus vraiment les avoir. De les vider à l’extrême. D’atteindre une « résolution » avec elles. De « brûler son karma » comme dirait d’autres haha. Les « illuminations » type Eckart Tolle c’est dans ce genre là.
Le doute, la peur, la colère, pareil c’est vraiment le moindre de mes soucis, à tel point que j’arrive plus trop à relater haha Ça veut peut dire que j’ai atteint un stade où je suis immunisé à tout non plus. Par exemple j’ai des petites phases de déprime de temps en temps. Mais ce sont des phases qui ne m’affectent pas consciemment, juste que c’est désagréable émotionnellement. Et je considère que dans 95% des cas c’est juste de la fatigue qui me fait ça. Le moyen que mon corps a de me dire qu’il est endolori mentalement.

Tout ce qui est distraction c’est encore très conscient aussi, je suis loin d’être au dessus de tout ça. Ma gestion de NoFap pareil, c’est clairement délicat. Dès que je suis trigger sexuellement, ça a tendance à bien me désorganiser et me prendre la tête derrière, je deviens trop obsédé et je peux difficilement revenir « clean » par la volonté, sans que ça n’ai de conséquences négatives. Ce qui est pourquoi j’aime bien les périodes full NoFap entrecoupées de périodes où je trigger l’énergie sexuelle puis la vide à l’extrême pendant quelques jours, et c’est reparti pour le streak de NoFap haha

Super intéressant ta réponse, merci d’avoir pris le temps.

C’est marrant que tu parles de Tolle et des « illuminations », j’ai pas eu de samadhi depuis un moment, mais en général je suis « nettoyé » de toute réaction pendant plusieurs semaines après. Comme si ça calmait tous les « BEVI » pendant un moment.

Donc en gros ce que tu dis c’est qu’en continuant à faire ce travail en interne, au bout d’un moment tu arrives à un stade où ces parasites n’apparaissent plus ou sont tellement atténués que tu n’y fais plus vraiment attention.

Dans mon cas j’ai beaucoup progressé pendant ma vingtaine également mais je me rends bien compte qu’il faut que je continue à travailler dessus parce que parfois la négativité m’affecte trop (même si je garde le contrôle), je pense aussi que c’est en partie dû à ma signature neurochimique, j’ai tendance à avoir + d’adrénaline et autres neurotransmetteurs sympathomimétiques que la plupart des gens.

Donc en gros ce que tu dis c’est qu’en continuant à faire ce travail en interne, au bout d’un moment tu arrives à un stade où ces parasites n’apparaissent plus ou sont tellement atténués que tu n’y fais plus vraiment attention.

Oui, c’est vraiment relatif à ton niveau d’évolution interne, tes conflits internes, etc. Quand j’étais ado ça pouvait être hors de contrôle perso, parce que j’étais beaucoup moins en paix avec moi-même, mon histoire, le monde, les autres, etc, que maintenant.

Je me considère aussi plutôt du côté « désagréable » d’un point de vue Big Five, et même du côté « névrosé », donc ma signature est pas particulièrement propice à ne pas voir d’émotions négatives non plus. Mais c’est plus hors trigger ça. Comme une baseline. Ce qui fait que ma norme va avoir avoir tendance à être plus blasée et désagréable (sans tact) que la normale. Ça me semble relativement normal pour moi, mais ça apparaît aux autres comme un côté masculin et sauvage en gros. Par rapport à la norme, j’ai des facilités à « amener le négatif » et peu de remords à le sortir sur la table, et réciproquement j’ai peu de remords à ne pas chercher à plaire. Tout ça pour dire que les « trigger » aigus chez moi, ça me semble relativement indépendant de tout ça. C’est vraiment plus liés à des événements particuliers qu’on arrive pas à digérer en gros, des relations avec le monde, etc

Donc en gros ce que tu dis c’est qu’en continuant à faire ce travail en interne, au bout d’un moment tu arrives à un stade où ces parasites n’apparaissent plus ou sont tellement atténués que tu n’y fais plus vraiment attention.
Oui, c’est vraiment relatif à ton niveau d’évolution interne, tes conflits internes, etc. Quand j’étais ado ça pouvait être hors de contrôle perso, parce que j’étais beaucoup moins en paix avec moi-même, mon histoire, le monde, les autres, etc, que maintenant.

Je me considère aussi plutôt du côté « désagréable » d’un point de vue Big Five, et même du côté « névrosé », donc ma signature est pas particulièrement propice à ne pas voir d’émotions négatives non plus. Mais c’est plus hors trigger ça. Comme une baseline. Ce qui fait que ma norme va avoir avoir tendance à être plus blasée et désagréable (sans tact) que la normale. Ça me semble relativement normal pour moi, mais ça apparaît aux autres comme un côté masculin et sauvage en gros. Par rapport à la norme, j’ai des facilités à « amener le négatif » et peu de remords à le sortir sur la table, et réciproquement j’ai peu de remords à ne pas chercher à plaire. Tout ça pour dire que les « trigger » aigus chez moi, ça me semble relativement indépendant de tout ça. C’est vraiment plus liés à des événements particuliers qu’on arrive pas à digérer en gros, des relations avec le monde, etc

@Bertrand Marrant, je t’aurais pas trop classé en « desagreable » vu qu’en général tu es respectueux, tu as beaucoup de tact, tu ne dis jamais de mal des autres, etc, par contre ouais c’est clair que tu es assertif.

Ouais disons que je suis assez contre-balancé à ce niveau, et que je parlais vraiment plus de la classification Big Five que l’étiquette qu’ils ont choisi, qui évoque effectivement autre chose.
En gros ouais dans le Big Five la désagréabilité est très liée à l’assertivité. Tu ne peux pas avoir une idée originale et la défendre si tu es seul contre tous, sans être relativement haut en désagréabilité.

J’aime bien me faire l’avocat du diable et chercher à mettre en évidence les défauts, plutôt que d’être d’accord et laisser tout passer par principe d’agréabilité.

J’aime bien me faire l’avocat du diable et chercher à mettre en évidence les défauts, plutôt que d’être d’accord et laisser tout passer par principe d’agréabilité.

@Bertrand Ouais je vois, j’ai un peu le même trait de contrarianisme mais tu pousses le truc un peu plus loin (+ de patience)

Et pour en revenir au lien avec ce dont on parle (personnalité / signature neurochimique), ça fait partie du même cluster que la désagréabilité. Car le principe d’établissement du Big Five en gros ça a été de trouver des clusters qui rassemblent les choses. Après c’est comme pour l’introversion et extravesion, on touche aux limites du Big Five (et de tous les autres tests de personnalité) quand on nuance.

Bon en tout cas pour revenir au sujet initial, dans mon cas je pense pas qu’il s’agisse vraiment de conflits internes, c’est surtout un travail sur le bas niveau qui va m’aider (j’ai déjà avancé un peu dessus depuis 1 mois, je vais continuer sur ma lancée)

Haha tu es dans ton corps donc ça tu dois mieux savoir que moi s’il y a des relations entre le bas-niveau et le haut-niveau. Moi j’avais clairement un paquet de trucs liés au haut-niveau, notamment vis-à-vis des relations. Tout ce qui était lié à certaines personnes me triggerait de manière disproportionnée par rapport au reste, et ensuite ça affectait mon état général.

Je vois ce que tu veux dire ouais, dans mon cas c’est vrai que je vais être légèrement plus sensible aux choses négatives dans certaines relations, mais en général je suis plutôt détaché de tout ça.

Par contre c’est quand y a une cumulation de choses, par exemple j’ai pas beaucoup dormi et y a plusieurs stress qui s’enchaînent, je vais avoir moins de résilience et ce qui normalement m’affecte pas vraiment va me rendre assez impatient ou un peu agressif (même si je perds jamais le contrôle, mais je me dis qu’il y a encore du travail niveau résilience, ça bouffe un peu de l’intérieur ce genre d’état et après il faut 2 ou 3 jours pour s’en remettre et revenir dans un état à peu près optimal d’inspiration).

Ce genre de phénomènes m’arrive pas souvent (environ 2 ou 3x par mois) mais je dirais que si on cumule ça bouffe quand même pas mal de temps et d’énergie.