Le manque de reconnaissance sociale d'un projet ne signifie pas nécessairement qu'il est voué à l'échec

Un épisode qui arrive dans pile 1 mois sur YouTube, mais comme il est fat je le mets déjà ici en version article : Reconnaissance : la Matrice Sociale et le Berger Invisible #0278 | Vidéos de Développement Personnel - Fondation MAGister
@Prometheus c’est cet épisode qui contient des trucs dont on avait parlé en MP. Ça parle aussi un peu de consanguinité idéologique d’ailleurs.

Il est très fat effectivement

C’est important à la fois pour comprendre la reconnaissance des autres mais aussi pour comprendre la sienne. Ça pousse à être plus curieux et à favoriser l’approche bottom-up. Ou en tout cas à ne pas être totalement porté par la vague top-down

Les cerveaux moyens sont sont beaucoup plus acceuillants, et perçoivent et veulent beaucoup plus ce avec quoi ils ont déjà personnellement eu des expériences positives que ce qu’ils n’ont pas encore expériencés personnellement.

C’est dingue d’ailleurs qu’en parallèle le cerveau soit obsédé par la nouveauté, que l’obsolescence programmée fonctionne, etc.

Il y a une consanguinité préférentielle même dans la nouveauté quoi.

C’est impressionnant à quel point les marques jouent sur cette matrice sociale n’empêche et à quel point ça fonctionne bien, les gens sont prêts à payer des prix extrêmement élevés pour du Apple par exemple, parce qu’ils ont su entretenir leur image de marque et augmenter leurs prix au maximum que les gens sont prêts à payer, ce qui fait d’Apple actuellement l’entreprise la plus rentable du monde.

Et dans le cas d’Apple c’est pour ça qu’ils n’ont pas vraiment besoin de s’inquiéter de la concurrence qui proposeraient des produits moins chers avec des spécificités techniques similaires, parce que les gens n’achètent pas de la qualité mais une image, une histoire, du prestige, de la conformité, une appartenance à un groupe.

C’est pour ça que tous les nouveaux riches ou toutes les personnes assez obsédées par leur statut social s’achètent des produits de luxe.

@Bertrand penses-tu que cette filtration bottom-up soit accessible à tous ?

Parce que j’ai l’impression que c’est un trait assez naturel chez les esprits curieux / ouverts, mais que c’est quasiment inaccessible pour d’autres esprits.

Cela rejoint pas mal ce que tu disais sur les profils intermédiaires qui captent beaucoup plus le bas niveau, parce que justement pour percevoir le bas niveau de façon plus intense, j’ai l’impression qu’il faut être un peu dématrixé socialement (moins de conformisme / agréabilité, ce qui libère l’esprit pour qu’il puisse accéder au bottom-up) et avoir une sorte de drive esthétique à percevoir ce bas niveau et chercher à en faire sens / extraire de la valeur en créant des abstractions de haut niveau qui font sens de ce bas niveau.
De la même manière j’ai l’impression que les gens ont plus tendance à utiliser le raisonnement déductif (biais de confirmation, biais de fluence) que le raisonnement inductif (partir d’observations pour en faire des inférences et pas l’inverse).

On retrouve beaucoup ça chez la plupart des religieux / idéologues, ils partent avec l’axiome que leur idéologie est forcément vraie puis ont un filtre pour ne sélectionner que les informations qui vont les brosser dans le sens du poil pour démontrer que leur idéologie est vraie, ce qui favorise énormément la consanguinité idéologique.

Et dans le cas d’Apple c’est pour ça qu’ils n’ont pas vraiment besoin de s’inquiéter de la concurrence qui proposeraient des produits moins chers avec des spécificités techniques similaires, parce que les gens n’achètent pas de la qualité mais une image, une histoire, du prestige, de la conformité, une appartenance à un groupe.

C’est pour ça que tous les nouveaux riches ou toutes les personnes assez obsédées par leur statut social s’achètent des produits de luxe.

@Prometheus En général, les produits vendus sur l’identité ont les meilleures marges (Channel,Vuitton,Apple). Les produits vendus sur la raison ont les marges les plus faibles

Les cerveaux moyens sont sont beaucoup plus acceuillants, et perçoivent et veulent beaucoup plus ce avec quoi ils ont déjà personnellement eu des expériences positives que ce qu’ils n’ont pas encore expériencés personnellement.

C’est dingue d’ailleurs qu’en parallèle le cerveau soit obsédé par la nouveauté, que l’obsolescence programmée fonctionne, etc.

Il y a une consanguinité préférentielle même dans la nouveauté quoi.

@Prometheus Yeah, et les progressistes d’aujourd’hui sont les conservateurs de demain :


Les bleus sur cette courbe = ceux qui cherchent la vraie nouveauté (première version d’un concept)
les autres = ceux qui veulent la nouveauté déjà implantée/adoptée socialement (versions secondaires d’un concept)

Et dans le cas d’Apple c’est pour ça qu’ils n’ont pas vraiment besoin de s’inquiéter de la concurrence qui proposeraient des produits moins chers avec des spécificités techniques similaires, parce que les gens n’achètent pas de la qualité mais une image, une histoire, du prestige, de la conformité, une appartenance à un groupe.

C’est pour ça que tous les nouveaux riches ou toutes les personnes assez obsédées par leur statut social s’achètent des produits de luxe.

@Prometheus Ouais surtout que quand tu regardes le processus les usines, etc, c’est quasi les mêmes maintenant

@Bertrand C. penses-tu que cette filtration bottom-up soit accessible à tous ?

Parce que j’ai l’impression que c’est un trait assez naturel chez les esprits curieux / ouverts, mais que c’est quasiment inaccessible pour d’autres esprits.

Cela rejoint pas mal ce que tu disais sur les profils intermédiaires qui captent beaucoup plus le bas niveau, parce que justement pour percevoir le bas niveau de façon plus intense, j’ai l’impression qu’il faut être un peu dématrixé socialement (moins de conformisme / agréabilité, ce qui libère l’esprit pour qu’il puisse accéder au bottom-up) et avoir une sorte de drive esthétique à percevoir ce bas niveau et chercher à en faire sens / extraire de la valeur en créant des abstractions de haut niveau qui font sens de ce bas niveau.

@Prometheus La généralisation ouais je pense faut un cerveau particulier. Pour des domaines spécifiques par contre non (genre un cuisinier qui essaie de monter, je pense que son filtrage bottom-up pour la cuisine est à l’affut)

De la même manière j’ai l’impression que les gens ont plus tendance à utiliser le raisonnement déductif (biais de confirmation, biais de fluence) que le raisonnement inductif (partir d’observations pour en faire des inférences et pas l’inverse).

On retrouve beaucoup ça chez la plupart des religieux / idéologues, ils partent avec l’axiome que leur idéologie est forcément vraie puis ont un filtre pour ne sélectionner que les informations qui vont les brosser dans le sens du poil pour démontrer que leur idéologie est vraie, ce qui favorise énormément la consanguinité idéologique.

@Prometheus Au contraire je pense que l’induction = la base. Mais c’est de l’induction sur le jeu de données filtrées, donc de l’induction qui est biaisée pour confirmer.

L’abduction reste la marque des observateurs avisés, mais pareil, les abductions possibles sont biaisées par les intérêts.

La généralisation ouais je pense faut un cerveau particulier. Pour des domaines spécifiques par contre non (genre un cuisinier qui essaie de monter, je pense que son filtrage bottom-up pour la cuisine est à l’affut)

@Bertrand Tu veux dire entre domaines différents pour la généralisation ?

Ouais si tu fais du filtrage bottom-up de la valeur de manière généralisée, c’est que ton cerveau est de base biaisé pour ne pas (trop) filtrer le bas-niveau, contrairement aux cerveaux humains normaux qui sont designés pour filtrer à mort le bas niveau
et du coup ce n’est pas étonnant que les cerveaux qui filtrent très peu le bas niveau = autisme = incapacité de vivre dans la matrice sociale