On n'aime jamais vraiment une personne mais les sentiments qu’elle nous procure

Dans ton dernier article : « Au fond on aime jamais vraiment une personne mais les sentiments qu’elle nous procure. »

Je peux m’ancrer sur une personne/activité parce qu’elle me permet d’exprimer de la joie, de la dominance etc. donc des émotions/valeurs « positives ». C’est à dire que quand mon besoin de joie/dominance/autre va revenir je vais penser et aller vers cette personne. De la même façon pour les émotions/valeurs « négatives » je vais me diriger vers ces personnes/activités lorsque mon besoin se recharge. Est-ce que l’expression de certaines valeurs empêche l’expression d’autres valeurs ? (non seulement localement dans le temps mais surtout après). Par exemple si je suis très en colère contre quelqu’un, même si paradoxalement la personne en question m’a « permit » d’exprimer ma colère, je vais la rejeter et avoir beaucoup de difficulté à ressentir de la joie avec cette même personne.

En fait j’ai l’impression que les relations les plus profondes qu’on a avec les gens sont celles qui sont les plus variées en types d’émotions/de valeurs exprimées (l’intensité compte aussi). Mais donc ça prend en compte aussi les émotions négatives. Typiquement avec nos parents on a souvent tout un panel d’émotions positives et négatives qui font que la relation est « complète ».
Je ne suis pas en train de dire qu’il faut se mettre en colère contre les gens qu’on aime etc.
Mais que dans certaines relations l’aspect conflictuel est aussi important pour la pérennité de la relation que l’aspect affectueux ou autre (par exemple)

Mais que dans certaines relations l’aspect conflictuel est aussi important pour la pérennité de la relation que l’aspect affectueux ou autre (par exemple)

@DocDoc (Cette question ne m’était pas destiné) mais perso, j’aime bien être tranquille éviter les prises de tête inutile moi^^
Je pense plutot que c’est "l’aventure de la vie " que l’on partage avec une personne qui est important.

Quand c’est lisse, plat au bout d’un moment il peut y avoir de la lassitude, les émotions négatives peuvent permettre « raviver » la relation
mais idéalement si tu peut avoir de l’intensité et de la diversité émotionnelle avec le moins d’émotions négatives possible c’est le mieux

(Cette question ne m’était pas destiné) mais perso, j’aime bien être tranquille éviter les prises de tête inutile moi^^
Je pense plutot que c’est "l’aventure de la vie " que l’on partage avec une personne qui est important.

@Desirez-vous-du_the Aha de même, je ne suis pas un belliqueux de nature. Ce que je veux dire c’est qu’on a (dans la perspective du BEVI) tous besoin de ressentir au moins ponctuellement de la colère (par exemple) et que celle-ci s’ancre naturellement sur des gens/choses auxquelles on va revenir lorsqu’on a besoin d’être en colère. Typiquement certaines personnes on besoin d’un bouc émissaire (racisme, xénophobie, les politiques, les médias) et crachent régulièrement dessus pas tellement pour justifier leurs problèmes que pour exprimer leur besoin de cracher.

En fait j’ai l’impression que les relations les plus profondes qu’on a avec les gens sont celles qui sont les plus variées en types d’émotions/de valeurs exprimées (l’intensité compte aussi). Mais donc ça prend en compte aussi les émotions négatives. Typiquement avec nos parents on a souvent tout un panel d’émotions positives et négatives qui font que la relation est « complète ».

@DocDoc Oui en fait je pense que c’est beaucoup lié à l’intensité, par exemple les moments les plus intensément positifs avec ma copine peuvent très rapidement tourner en intensité négative sans crier gare (et inversement), comme si l’énergie d’intensité était un peu indifférenciée et passait par un prisme pour exprimer une couleur particulière, et que changer un poil l’inclinaison de ce prisme ou du rayonnement change la couleur sans changer l’intensité.

D’ailleurs c’est assez courant qu’après une grosse dispute les couples aient une séance de sexe hyper sauvage, intense et satisfaisante qui dissipe toute tension.

J’avais d’ailleurs dit à Bertrand en vocal que je préfère être avec des filles très féminines pour cette raison, plutôt que des filles avec un jaune assez développé (valeurs plus masculines qui me font ressentir de l’amitié plus que de l’attirance), parce qu’une fille très féminine va me faire vibrer beaucoup plus dans ces extrêmes en termes de sensualité, le downside étant justement ces émotions qui peuvent atteindre une intensité assez flippante dans le négatif quand tu n’es pas habitué.

Y a un bouquin qui parle un peu de ça, c’est « Way Of The Superior Man ».

En général quand la valeurgie tourne à la colère je le prends beaucoup plus qu’avant en jeu, je peux même me mettre en colère moi-même mais en essayant de le faire de façon un peu « méditative » (en gardant le contrôle) en mode un peu roleplay, ou alors rester calme et bienveillant.

Mais je suis d’accord qu’en général les relations et connexions les plus profondes se font quand il y a un spectre d’émotions assez large et intense.

Est-ce qu’on peut ressentir plusieurs émotions simultanément ? Une sorte de mix
Par exemple c’est très courant dans l’acte sexuel de ressentir une valeur sexuelle et une valeur de dominance/puissance (pour l’homme, sexe + soumission pour la femme). Est-ce que toutes les combinaisons sont possibles? Ou est-ce que certaines émotions sont incompatibles ?

Plusieurs émotions possibles, mais l’attention régule
D’ailleurs dans le prochain article Red Pill il y aura un mindfuck là dessus

"Par exemple un truc qui ferait frémir la plupart des pro-Red Pill macho-man c’est de réaliser que la seule façon qu’ils ont de réaliser et d’apprécier qu’une fille soit soumise au lit, eh bien c’est d’eux-mêmes ressentir cette soumission, puis de la projeter sur la fille.

Et je ne vous parle pas d’une connerie psychanalytique genre un complexe refoulé ou que sais-je.

Non juste d’un point de vue purement technique, il y a forcément une partie de toi qui se met un minimum à la place de la fille,

sans ça tu n’aurais aucun moyen de comprendre et d’apprécier ce qui se passe durant l’acte sexuel,

et tu aurais autant de plaisir à te masturber en pensant enfourner un meuble.

Le fait que quand tu es un homme tu te masturbes en pensant à des filles pour t’exciter au lieu de te masturber sans rien penser, ça en dit long.

Bien sûr ça ne veut pas dire que tu te mets uniquement à la place de la fille.

Non c’est juste une partie de toi, ça se fait en parallèle, un peu des comme des personnalités multiples, ou plus simplement comme quand on rêve la nuit.

Tu te mets avant tout à la place de l’homme bien sûr.

Mais cela dit à certains moments, quand tu fais davantage attention à la fille, tu deviens la fille pendant ces instants.

Mindfuck haha.

Donc je répète, quand tu es un homme et que tu apprécies les sensations quand une fille est soumise, quand tu la regardes sucer de manière soumise, toute cette féminité qui t’excite,

au bout du compte elle est à l’intérieur de toi.

Elle est dans ta tête.

C’est ça le mindfuck.
Pour pouvoir être excité par la féminité il faut pouvoir la comprendre, la simuler, etc.

Ce n’est pas juste les capteurs sensoriels qui te permettent de ressentir ces expériences sexuelles.

Ce n’est pas possible.

Certes les capteurs sensoriels t’envoient les sons, les images, les sensations tactiles, etc.

Mais ils ne t’envoient en aucun cas les sentiments attachés à toutes ces sensations.

C’est ton esprit qui crée et attache ces sentiments sur ces sensations.

Par exemple quand une fille gémit de manière très sensuelle.

Tu reçois le son, mais la sensualité féminine que ça t’évoque tu ne la reçois pas, tu la crées de l’intérieur, en parallèle de l’interprétation du son.
C’est pour ça que c’est si “facile” de se masturber à l’imagination, et même d’avoir des expériences imaginaires qui semblent réelles (notamment quand on fait des rêves roses).
C’est pour ça également que l’on peut avoir très envie de ces sensations et devenir en quelque sorte addict, ne pas vouloir que ça s’arrête, y repenser, etc.

Et donc d’un point de vue spirituel, on peut dire que tout est tellement connecté et imbriqué que tous les rapports sexuels sont des formes de masturbation.

D’ailleurs le fait que l’homosexualité soit ne serait-ce que techniquement possible et relativement commune, ça dépend de toute cette imbrication.

Même si encore une fois ça ne veut pas dire qu’au fond on est tous gays ou un truc du genre.

Non.
Ça veut juste dire que même quand on est profondément hétéro ce qui nous excite sexuellement chez le sexe opposé, ce sont des propriétés de notre esprit.

C’est le même délire que la peur de la peur dont je vous parlais dans l’épisode 77.

Intuitivement on pense qu’on a peur de certaines choses.

Mais en réalité, on a peur de la peur qui est en nous.

D’où les cauchemars.

Ce qui donne l’illusion que la peur n’est pas à l’intérieur de nous, c’est qu’on a toujours peur des mêmes choses.

Avec les sensations de féminité c’est pareil, on les ressent toujours en relation avec des filles, donc ça nous donne l’illusion qu’elles viennent d’elles.

Mais techniquement il doit être possible de créer une lésion dans le cerveau des hommes qui coupe la projection de féminité,

et qui à partir de là fait que même la femme la plus féminine du monde ne leur évoquera plus rien de féminin !"

Le cerveau ce vidéoprojecteur :sweat_smile:

ouais en gros. Tout ce qui n’est pas une hallucination est juste une hallucination contrôlée par les données sensorielles

Mais donc dans une relation sexuelle le mec et la fille sont chacun entrain simultanément d’être le mec et la fille ?

ouais
plus tu aimes les filles féminines plus tu as de la féminité en stock à projeter
plutôt logique quand tu y réfléchis

plutôt logique quand tu y réfléchis

@Bertrand Car on peut vivre cette féminité à travers la fille ?

c’est pas qu’on peut c’est qu’on ne peut que en gros
si tu es un cerveau hétéro tout le stock de féminité que tu veux ressentir est verouillée derrière le filtre des sensations
de telle sorte à que tu ne le ressentes que quand il y a probablement une fille
même si avec la masturbation on voit bien que ça fail

si tu es un cerveau hétéro tout le stock de féminité que tu veux ressentir est verouillée derrière le filtre des sensations

@Bertrand Filtre des sensations : on s’empêche inconsciemment de ressentir la féminité ?

ouais
tu vas la ressentir uniquement quand yaura certaines filles
ce qui créera l’illusion que ça vient des filles
et te permettra de te dissocier oklm

Donc paradoxalement lorsqu’on a une relation sexuelle où le mec domine la fille c’est en fait pour répondre au besoin de la fille de ressentir de la domination (elle se projet à la place du mec) et vice-versa pour le mec ?

yes
ce qui encore une fois est plutôt évident quand tu y réfléchis
vis-à-vis de tous les fantasmes

Hum, ce qui explique pourquoi lorsqu’on est dans des situations de vie où on se fait complètement ken par la vie (autrement dit on domine rien du tout) on a plutôt envie de se faire dominer par une meuf que le contraire en fait. Même si j’imagine qu’il y a des situations inverses. Edit : en fait après réflexion j’ai mille et un contre exemple donc c’est peut-être totalement faux

après encore une fois l’homme a une besoin de ressentir la dominance
pas juste la féminité
mais pour ressentir la dominance, le ressenti de la féminité est un ingrédient essentiel

Hum, ce qui explique pourquoi lorsqu’on est dans des situations de vie où on se fait complètement ken par la vie (autrement dit on domine rien du tout) on a plutôt envie de se faire dominer par une meuf que le contraire en fait. Même si j’imagine qu’il y a des situations inverses. Edit : en fait après réflexion j’ai mille et un contre exemple donc c’est peut-être totalement faux

@DocDoc peut-être