On n'aime jamais vraiment une personne mais les sentiments qu’elle nous procure

mais pour ressentir la dominance, le ressenti de la féminité est un ingrédient essentiel

@Bertrand Est essentiel car il n’y a pas de dominant sans dominé et que c’est l’opposition des deux qui fait la domination ?
Il n’y a pas de rapport de domination sans une polarité mais qu’est-ce qui fait qu’on veut être plutôt le dominé ou le dominant ?

ouais c’est ça la dualité
c’est justement la seule particularité des cerveaux hétéro (en opposition aux cerveaux gays)
quelle énergie de la dualité on veut qui soit associée à une source interne et l’autre à une source externe

en gros il y a une sorte de double besoin d’expression
Par exemple dans un jeu vidéo où tu es un personnage qui dégomme des monstres
par dualité tu recherches ce défonçage des monstres

en gros il y a une sorte de double besoin d’expression

@Bertrand Une sorte de valeur qui n’existe que par opposition de deux valeurs sous-jacentes

mais tu ne veux pas être du côté des monstres
double expression :
expression 1 : tu projettes tout le « rêve »
expression 2 : tu t’identifies à une seule partie précise du « rêve »
tu as besoin de tout, mais tu as aussi besoin de t’identifier à une partie précise

et là encore je suppose que quand le second mécanisme fail
ça mène à toutes sortes de déviances sexuelles
SM, bondage & co
ou la tu fantasmes d’être du côté de celui qui est soumis et subit

ou la tu fantasmes d’être du côté de celui qui est soumis et subit

@Bertrand En soit c’est la position de la femme non ? Ou est-ce qu’elle aussi dans l’expression elle se met à la place de celui qui domine ?

non elle projette la dominance et la soumission, et s’identifie avec la soumission, même si elle se met de temps en temps à la place de la dominance (sans s’y identifier)
le miroir inverse pour les hommes hétéros

D’accord, mais je ne comprends pas le rapport entre le fait d’avoir un fail dans l’expression 2, c’est à dire vouloir se faire soumettre pour un homme ou vice versa pour une femme et le fait de faire des trucs sombres avec des cordes et compagnie ?
Est-ce que ce n’est pas juste une question d’intensité / performance / recherche de nouveauté ?

ouais c’est sûrement une question d’intensité. Mais j’ai dis ça car je connais une personne qui est un homme et qui veut des femmes qui le soumettent de manière assez trash

Et sinon je me faisais la réflexion récemment que quand on bosse ou on pratique un truc (maths, sport, etc.) on exprime souvent une valeur de maîtrise, d’excellence qui peut s’apparenter à une forme de domination. Est-ce que pour toi c’est de la même nature que celle qui existe dans une relation entre deux êtres humains ou c’est totalement différent ?

différent
ya ptet une partage
mais clairement ya de la différence

ouais c’est sûrement une question d’intensité. Mais j’ai dis ça car je connais une personne qui est un homme et qui veut des femmes qui le soumettent de manière assez trash

@Bertrand Et est-ce que tu vois des corrélations avec des choses de sa vie qui expliquerait cette tendance ?

et là encore je suppose que quand le second mécanisme fail

@Bertrand Quand le premier mécanisme fail ça donne la dysphorie de genre en gros ?

"Par exemple un truc qui ferait frémir la plupart des pro-Red Pill macho-man c’est de réaliser que la seule façon qu’ils ont de réaliser et d’apprécier qu’une fille soit soumise au lit, eh bien c’est d’eux-mêmes ressentir cette soumission, puis de la projeter sur la fille.

Et je ne vous parle pas d’une connerie psychanalytique genre un complexe refoulé ou que sais-je.

Non juste d’un point de vue purement technique, il y a forcément une partie de toi qui se met un minimum à la place de la fille,

sans ça tu n’aurais aucun moyen de comprendre et d’apprécier ce qui se passe durant l’acte sexuel,

et tu aurais autant de plaisir à te masturber en pensant enfourner un meuble.

Le fait que quand tu es un homme tu te masturbes en pensant à des filles pour t’exciter au lieu de te masturber sans rien penser, ça en dit long.

Bien sûr ça ne veut pas dire que tu te mets uniquement à la place de la fille.

Non c’est juste une partie de toi, ça se fait en parallèle, un peu des comme des personnalités multiples, ou plus simplement comme quand on rêve la nuit.

Tu te mets avant tout à la place de l’homme bien sûr.

Mais cela dit à certains moments, quand tu fais davantage attention à la fille, tu deviens la fille pendant ces instants.

Mindfuck haha.

Donc je répète, quand tu es un homme et que tu apprécies les sensations quand une fille est soumise, quand tu la regardes sucer de manière soumise, toute cette féminité qui t’excite,

au bout du compte elle est à l’intérieur de toi.

Elle est dans ta tête.

C’est ça le mindfuck.

@Bertrand Mdrrr wtf les mâles alpha en sueur !
Après ce que tu dit la me fait penser a Jung qui dit que la psyché de chaque être humain est bisexué sans pour autant être dans du 50/50
Du coup dit comme tu l’as dit, ça fait bizarre, mais c’est logique un peu je me dit

Quand le premier mécanisme fail ça donne la dysphorie de genre en gros ?

@Prometheus Je pense que la division est trop grossière pour placer ça mais ouais c’est lié

De la même manière l’amour fonctionne avec une dualité entre celui qui reçoit l’affection et celui qui donne. Mais là j’ai l’impression que c’est asexué non ?

et là encore je suppose que quand le second mécanisme fail

@Bertrand En quoi les déviances sexuelles ça correspondrait à un bug du second mécanisme ?

plus tu aimes les filles féminines plus tu as de la féminité en stock à projeter

@Bertrand Qui suis-je en fait ?! toute ma vie n’est qu’un mensonge