Potentialisation - Différence entre accoutumance et automatisation?

Salut Bertrand, j’ai lu le dernier article sur la non-résistance et la potentialisation et je ne comprends pas bien le passage sur l’accoutumance. Tu dis qu’il ne faut pas confondre accoutumance et automatisation. Et je suis assez d’accord dans le sens où si automatisation = routine inconsciente alors il y a beaucoup de choses qui sont coutumières (sans résistance psychologique) mais qui ne sont pas pour autant des habitudes. Donc pour moi automatisation => accoutumance et la contraposée n’est pas vrai. Mais je ne comprends pas l’exemple du retour des vacances. Si je reviens travailler et que j’ai de la résistance alors étant donné cette résistance je vais avoir besoin d’agir consciemment, de me forcer un minimum, d’user de discipline. Et par conséquent ce n’est pas automatique. Peut-être que je simplifie un peu trop. Je vois ça comme automatisation => régularité (car automatisation = régularité inconsciente) => non-résistance (entre autres) => accoutumance (+clarté stratégique).

Je faisais référence aux automatismes liés au travail. Après une semaine de vacances ces automatismes n’ont pas disparus sinon ça voudrait dire qu’il faut ré-apprendre son boulot. Par contre l’accoutumance à travailler a pu radicalement s’inverser, ce qui implique de se remettre dans le bain émotionnellement.

Pour la dissociation entre accoutumance et potentialisation c’est ambigu ouais. Mais je pense que dans une certaine mesure les premiers jours où tu travailles dans un nouveau job, tu as développé plus de potentialisation que d’accoutumance. Une métaphore plus parlante : quand tu démarres une série TV, à la fin du premier épisode le contexte, le scénario, etc est déjà assez potentialisé mais tu n’es pas forcément accoutumé à la série (tu n’as pas encore l’affect « neutre », c’est encore « étranger » et non « familier »). La non-accoutumance est comme une distance/séparation entre le sujet et l’objet. Et l’accoutumance le sujet se sent proche de l’objet, tellement proche qu’il ne fait pas « attention » à l’objet (de la même manière qu’on fait attention à un objet non identifié). Une autre manière de voir les choses : l’accoutumance a nécessairement besoin de temps et de digestion. Alors que la potentialisation dépend de la quantité activité indépendamment du temps (même si bien sûr les deux sont corrélées). Si tu passes une journée entière à fond sur un nouveau truc, tu n’y seras pas forcément accoutumé le lendemain mais tu auras beaucoup potentialisé ton cerveau vis-à-vis de ça. Après je t’avoue que globalement les deux m’ont l’air d’aller de pair.

Je faisais référence aux automatismes liés au travail. Après une semaine de vacances ces automatismes n’ont pas disparus sinon ça voudrait dire qu’il faut ré-apprendre son boulot. Par contre l’accoutumance à travailler a pu radicalement s’inverser, ce qui implique de se remettre dans le bain émotionnellement.

@Bertrand Peut-être que je chipote mais il me semble justement que lorsqu’on revient de vacances et qu’on a cette résistance émotionnelle alors il faut faire un effort conscient pour dépasser cette résistance. Évidemment l’habitude/la routine redevient très très vite facile si elle a été très régulière par le passé.
Par exemple j’avais une routine matinale dont je n’ai presque pas dévié pendant 1 an. J’ai totalement arrêté pendant 2 semaines de vacances et en revenant j’ai quand même du me rappeler quoi faire, recoller les morceaux (et en 2 jours effectivement c’était reparti en mode presque automatique).

Je sais pas pour moi c’est juste des efforts en termes d’émotions. C’est justement quand tu enlèves cette lourdeur émotionnelle que ça donne l’illusion d’habitude alors que c’est juste de l’accoutumance et que tu ne « sens » plus les efforts comme avant.

Pour ton exemple si la routine est complexe je suis d’accord que tu as du la repotentialiser. Mais c’est différent de l’habitude. En gros c’est pas tellement que c’est moins conscient c’est juste que ta conscience reste. Il y a une rémanence.