Productivité : Practice makes perfect?

J’entends pas mal au sujet de l’entraînement : perfect practice makes perfect (comme en opposition avec practice makes perfect tout court). Avec souvent l’explication que si on fait un truc mal on apprend à mal faire et du coup ça va « détruire » ou « abîmer » notre compétence. Ça me semble très faux, dans le sens ou si j’ai su à un moment faire quelque chose à un niveau x lorsque j’étais dans tel état alors je suis capable de le refaire au niveau x lorsque je serais de nouveau dans cet état. Y compris si j’ai fait nimp entre temps.
J’aurais probablement du mettre ça dans #Orange, j’aurais pu l’inaugurer

J’ai toujours interprété cette expression différemment. Dans le sens où pratiquer machinalement = pas de progrès. Pratiquer avec méthode = progrès.
Et non dans le sens où mal pratiquer peut détruire.
Par contre c’est clairement vraiment à un niveau inconscient
si tu pratiques inconsciemment d’une mauvaise manière, tu vas engrainer cette habitude et après ça va être bien galère de rectifier car ton cerveau voudra toujours prendre les patterns déjà ancrés
Mais ce n’est valable que quand tu es inconscient de l’erreur

Mais ce n’est valable que quand tu es inconscient de l’erreur

Auquel cas on peut pas savoir qu’on se trompe de toute façon :joy: triste vie

Ça dépend. À un niveau relatif c’est ponctuel, mais dans l’absolu on est en fait toujours dans une forme d’émotion animale/humaine, même quand on est neutre. Pour le lien avec le flow faudrait que j’y réfléchisse. Mais je serais tenté de dire non. Notamment vis-à-vis des émotions négatives qui me semblent globalement anti-flow. On alors il faut élargir la définition du flow pour intégrer l’idée d’être porté par une dynamique.

C’est ta réponse à : « Est-ce que dans ta définition @Bertrand C. les émotions sont une caractéristique permanente de l’expérience consciente ou bien ce sont des évènements ponctuels ? Et est-ce que tu es d’accord sur le fait qu’une forte émotion est toujours une expérience de flow ? »

Comme tu le dis j’ai le sentiment qu’on est toujours dans une dynamique émotionnelle, souvent autours de calme/apaisé etc. (Ce que tu appelles neutre). Mais j’ai vraiment l’impression que le flow est toujours une forme d’émotion, autrement dit une forme de filtre/paradigme pour percevoir le monde. C’est effectivement une question de définition du flow et la mienne est peut-être plus large que celle de Mihaly. Je pense surtout à un état de haute concentration associé à une perte de conscience de soi (de meta-conscience).
Je dirais que si les émotions négatives nous éloignent du flow c’est bien souvent qu’on essaie de créer un flow qui appartient à une autre émotion que l’émotion négative que l’on ressent actuellement.
En fait j’ai vraiment l’impression que dans la pratique pour générer du flow il faut gérer cette dynamique émotionnelle et surfer intelligemment sur la vague de nos cycles BEVI.

Je suis plus enclin à accepter le lien : flow = une émotion, que le lien : toute émotion forte = flow (ce que tu disais dans le premier message)
La définition « scientifique » du flow est liée à une dynamique de neurotransmetteurs, et cette dynamique ne colle pas du tout aux émotions négatives.
Ce qui permet la concentration dans le flow ce sont des molécules « feel good »
Mais je suis d’accord que quand tu es dans un « bad trip » il y a des caractéristiques similaires au flow.

Des avis sur Frédéric Delavier ?

Je suis plus enclin à accepter le lien : flow = une émotion, que le lien : toute émotion forte = flow (ce que tu disais dans le premier message)

@Bertrand D’accord je comprends ce que tu veux dire et je suis d’accord en un sens. C’est à dire que le flow implique une émotion particulière (et donc une « dépense » de ladite émotion sur le plan du BEVI). A l’inverse une émotion n’implique pas forcément du flow mais je pense que c’est surtout une question de canaliser l’émotion dans une activité productive, auquel cas je pense que n’importe quelle émotion peut-être « convertie » en flow.
Sinon sur Delavier j’ai lu un livre de muscu de lui qui était sensé mais je ne connais rien d’autre de lui
Pour quelles raisons est-ce que tu t’intéresses à lui ?

Ok ouais je vois ce que tu veux dire pour la conversion/« transmutation ». Ça peut-être aussi vu sous l’angle de la motivation négative (on veut échapper à l’émotion donc on se « diverti » dans une activité)

Il y a beaucoup de ça oui, se déplacer à un niveau zoomé, mais dire que c’est simplement ça non je pense pas. C’est souvent ne pas déplacer du tout, ou faire toujours les mêmes cycles. Quand je médite c’est ça perso, je répète les mêmes cycles encore et encore.

@Bertrand Est-ce que finalement se concentrer, cet arrêt de l’attention dans un cadre précis, ce n’est pas ce qui force/permet aux détails d’émerger ?

En grande partie oui. J’écris justement des scripts sur le thème des routines et de la productivité là, et c’est un peu l’idée que j’essaie d’expliquer.
"Dès que tu vas commencer à être bien actif sur quelque chose, tu vas commencer à avoir de l’inspiration associée à ça.

Mouvements puis inspiration.

Et non inspiration puis mouvements.

En effet, si vous faites attention dans votre vie, vous verrez que votre inspiration est intimement corrélée avec les mouvements que vous faites.

Et quand je parle de mouvements c’est de manière abstraite.

Par exemple des mouvements de pensées à la suite de la lecture d’un livre ou de l’écoute d’une vidéo.

Des mouvements de pensées à la suite de la lecture de votre liste de tâches à faire.

Des mouvements d’idées dans un projet.

Des mouvements de mots et de phrases dans un travail que vous devez écrire.
Personnellement à chaque fois que je fais le bilan à la fin d’une journée dans laquelle je n’ai pas avancé, je n’ai pas eu d’inspiration productive, etc, eh bien je réalise je n’ai fait pratiquement aucun mouvement sur des choses productives, je n’ai pas bougé grand chose, ne serait-ce que de relire des anciennes idées ou gribouiller de nouvelles idées,

et donc je réalise que c’est parfaitement logique que je n’ai pas eu d’inspiration productive et que je n’ai pas avancé.

Le contraire impliquerait de la magie.

Les choses ne vont pas se défiger par magie.

Et c’est aussi pour ça qu’en général à partir du moment où on commence à avoir pas mal de mouvements sur des choses productives, ça ne s’arrête plus, on est lancé, l’inspiration issue des premiers mouvements entraîne de nouveau mouvements.

Mais pour en revenir à mon propos sur la différence entre motivation et inspiration,

les premiers mouvements ne démarrent par ex nihilo. Ils ne démarrent pas à partir de rien.

Ils démarrent à partir d’une motivation minimale. Une motivation modérée.

Comme celle qui nous anime quand on monte un meuble Ikea.

Même si en l’occurrence construire quelque chose dans sa vie, ça se fait souvent sans manuel, sans plan.

C’est justement le mouvements des pièces qui va progressivement nous donner des idées pour créer notre propre plan, qui va progressivement nous éclairer un chemin."
On peut d’ailleurs conceptualiser l’inspiration sur un domaine comme l’absence de distractions de ce domaine.

@Bertrand Il me semble si ma mémoire est bonne t’avoir déjà vu dire ou écrire que produire en grande quantité un travail de qualité inférieur permettait à terme de produire un qualité de travail supérieur.

Or il me semble que produire en grande quantité de la qualité inférieure ne mène que rarement à une meilleure qualité. Mais que par contre viser une qualité supérieure dans le travail amène peu à peu à cette qualité et que une fois arrivé à ce stade, la qualité inférieure peut effectivement être produite en masse car elle ne demande presque aucun effort.
Mais peut-être que j’avais mal compris le sens de ce que tu as dit, d’autant que je n’arrive pas à retrouver la source

Vis à vis de ton message précédent : l’inspiration = émergence d’une idée à la conscience ou autre chose ?

Qualité inférieure n’est pas à prendre dans le sens qualité « merdique ». Ne serait-ce que faire un brouillon = produire quelque chose de qualité inférieure qui mène à qualité supérieure. L’idée est de dire qu’il faut plutôt produire de la qualité inférieure que vouloir directement produire de la qualité supérieure et donc ne rien faire. Si on se met d’accord sur ce sens, alors on est d’accord. L’idée étant en effet de toujours viser à son top du moment. Notre top d’il y a 10 ans étant relativement inférieur à notre top actuel.
J’en parlais dans plusieurs épisodes, donc celui-ci : Introduction au Développement de Fond #019 | Vidéos de Développement Personnel - Fondation MAGister

Vis à vis de ton message précédent : l’inspiration = émergence d’une idée à la conscience ou autre chose ?

@DocDoc La quantité de nouvelles idées qui émergent ouais. Plus tu en as, plus tu es inspiré.

Sur l’inspiration : Est-ce que tu es d’accord si je dis qu’on peut soit considérer le « phénomène » de l’inspiration sous un angle qui se veut global et holistique. Auquel cas l’inspiration c’est finalement ce mécanisme qui génère toutes nos pensées, et par cause-conséquence nos actions/nos pensées futures. Alors on a un modèle déterministe, en ce sens que la variable libre-arbitre n’y est pas présente.

Soit on peut considérer l’inspiration sous un angle « pratique », comme un modèle déterminé en lui-même mais qui existe dans un espace conceptuel plus large dans lequel le libre-arbitre existe et nous permet « d’utiliser » le modèle.

Qualité inférieure n’est pas à prendre dans le sens qualité « merdique ». Ne serait-ce que faire un brouillon = produire quelque chose de qualité inférieure qui mène à qualité supérieure. L’idée est de dire qu’il faut plutôt produire de la qualité inférieure que vouloir directement produire de la qualité supérieure et donc ne rien faire. Si on se met d’accord sur ce sens, alors on est d’accord. L’idée étant en effet de toujours viser à son top du moment. Notre top d’il y a 10 ans étant relativement inférieur à notre top actuel.

@Bertrand Le mieux est l’ami du bien aha
Autrement dit il vaut mieux faire un peu mieux qu’avant plutôt qu’essayer de faire « parfaitement » tout de suite ?

Pour l’inspiration, je sais pas les deux me paraissent être les deux face d’une même pièce. Dans un certain sens conceptualiser ce que tu viens de dire en premier = libre-arbitre. Il faudrait que je contemple davantage ce que tu as écris.

Autrement dit il vaut mieux faire un peu mieux qu’avant plutôt qu’essayer de faire « parfaitement » tout de suite ?

@DocDoc Il y a de ça ouais, même si ça ne se résume pas qu’à ça. C’est genre il faut se mettre en condition, et pour se mettre en condition il faut s’échauffer.

Il y a de ça ouais, même si ça ne se résume pas qu’à ça. C’est genre il faut se mettre en condition, et pour se mettre en condition il faut s’échauffer.

@Bertrand Je n’ai pas très bien compris, je vais relire ton article et je reviens vers toi

J’en parlais ici aussi : Comment faire pour avoir plein de bonnes idées ! #0163 | Vidéos de Développement Personnel - Fondation MAGister
Mais je crois que le passage en question est quasi copié-collé du premier article