Qu'est-ce que l'amour Absolu?

Bien vu, le Turquoise est caractérisé par la dissolution de toute moralité (tout = Amour Absolu)

@Bertrand, je t’ai vu dire plusieurs fois que le turquoise est dans une forme d’amour absolu mais que c’est très différent de l’amour relatif humain. Est-ce que tu pourrais développer un peu là-dessus s’il te plaît ?

Qu’entends-tu par amour absolu ?

L’Amour Absolu, c’est réminiscent du concept de jeu à somme nulle, et du chapitre 4 sur l’Équilibre de SLPI (Le sacro-saint Équilibre ‹ Soulever les paupières invisibles). Réaliser que la réalité dans tout son être est au fond, une expression du bien absolu, une forme d’amour. Admettons qu’un Dieu infiniement bon existe (un Dieu relatif et personnifié en mode bleu). Dès que ce Dieu fait un changement dans le monde, il prend en compte le bien de TOUTE chose dans la balance. Il est totalement inclusif. C’est pour ça qu’il est infiniement bon. S’il ne prenait pas en compte absolument tout, alors il ne serait pas infiniement bon. Mais il le fait. Ce Dieu a un amour tellement absolu qu’il considère le bien de toute chose pour façonner sa création, sans biais pour quoi que ce soit de particulier. Et le fait que ce Dieu considère le bien de toute chose en fait donc un Dieu profondément aimant (de sa création). Ce Dieu aime absolument tout de manière équivalente. Et la résultante de cet amour absolu, c’est sa création. Chaque choix qu’il fait (y compris la création locale et relative du mal et de la destruction) est le reflet de cet amour absolu. Ce Dieu n’a de biais pour rien de particulier si ce n’est l’amour absolu. L’amour absolu est son seul biais. Et si la seule manière de manifester cet amour absolu est de créer du mal, il le fera sans hésitation. Parce qu’il aime absolument tout infiniment, il se « doit » parfois de créer le mal et la destruction. S’il ne le faisait pas, cela voudrait dire que c’est un fake et que son amour n’est pas absolu.
Bien sûr un tel Dieu bleu n’existe pas, mais comme je l’ai déjà rabaché la réalité est elle-même son propre Dieu. La réalité fait toujours de son mieux. La réalité est biaisée vers l’expression du bien. Il n’y a aucune alternative. Il n’y rien d’autre que cet Amour Absolu, et il ne peut rien y avoir d’autre. Réalité, Dieu, Amour, tout ça est confondu et non séparé.

Au stade Turquoise, l’esprit commence à bien détecter et capter cet amour absolu et pervasif, et cela l’affecte au niveau relatif. Et cette captation et cette percolation « individuelle » est elle-même une expression de l’Amour Absolu. Car rien n’est dissocié. L’esprit Turquoise opère de manière révélée à partir de l’Amour Absolu, mais au fond rien n’a changé, tout a toujours été une opération de l’Amour Absolu. L’esprit Turquoise par cette compréhension s’aligne avec et « mime » avec ses moyens (amour relatif humain) l’amour absolu.

Je me suis souvent fait la réflexion que sans mal, le bien ne pourrait pas exister. Le bien émerge du mal et le mal accouche du bien.

Le mal est nécessaire dans la narration pour l’évolution du monde. Sans mal, on s’emmerderait. Imaginez un conte sans mal, ce serait fade et rien n’aurait changé de la première page à la dernière (aucune évolution !). L’absence de mal, c’est la stagnation. Le mal permet le mouvement.

Les notions de mal et de bien sont propres au jugement moral. Mais on peut faire le même constat avec les notions de « construction » et « destruction ». Il faut de la destruction pour qu’il y ait évolution. L’extinction de certaines espèces, libère des niches écologiques ce qui permet l’émergence de nouvelles espèce.
L’absence de destruction, c’est l’absence d’évolution et l’absence d’évolution c’est l’immobilisme, c’est l’entropie poussée à son paroxysme, c’est la mort.

Ce qui m’en fait venir à la conclusion que l’évolution c’est la néguentropie, c’est la réalisation du Tout, de l’Absolu.

Bien sûr un tel Dieu bleu n’existe pas, mais comme je l’ai déjà rabaché la réalité est elle-même son propre Dieu. La réalité fait toujours de son mieux. La réalité est biaisée vers l’expression du bien. Il n’y a aucune alternative. Il n’y rien d’autre que cet Amour Absolu, et il ne peut rien y avoir d’autre. Réalité, Dieu, Amour, tout ça est confondu et non séparé.

Au stade Turquoise, l’esprit commence à bien détecter et capter cet amour absolu et pervasif, et cela l’affecte au niveau relatif. Et cette captation et cette percolation « individuelle » est elle-même une expression de l’Amour Absolu. Car rien n’est dissocié. L’esprit Turquoise opère de manière révélée à partir de l’Amour Absolu, mais au fond rien n’a changé, tout a toujours été une opération de l’Amour Absolu. L’esprit Turquoise par cette compréhension s’aligne avec et « mime » avec ses moyens (amour relatif humain) l’amour absolu.

@Bertrand Quand tu dis « La réalité est biaisée vers l’expression du bien »,

Tu veux dire que comme le bien, c’est ce qui favorise la vie, l’univers de par ses lois et ses dynamiques se pousse lui-même vers l’expression de la vie et à sa perpétuation et de ce fait est biaisé vers l’expression du bien étant donné qu’il n’y avait pas d’alternative possible à cette dernière ?

Quand tu dis « La réalité est biaisée vers l’expression du bien »,

Tu veux dire que comme le bien, c’est ce qui favorise la vie, l’univers de par ses lois et ses dynamiques se pousse lui-même vers l’expression de la vie et à sa perpétuation et de ce fait est biaisé vers l’expression du bien étant donné qu’il n’y avait pas d’alternative possible à cette dernière ?

@AlexandreM Ouais je remplacerais juste « ce qui favorise la vie » par « ce qui favorise ce qui marche ».

Ouais je remplacerais juste « ce qui favorise la vie » par « ce qui favorise ce qui marche ».

@Bertrand Peut-on considérer la réalité comme biaisé vers l’expression du bien, vers ce qui marche si cela ne s’opère que dans une fenêtre temporel limité ?

Je veux dire comparé au temps, peux être infinie au cours duquel l’entropie aura atteint sa valeur maximale ?

Oui car si tu prends du recul ça sera juste un cycle d’un truc infini. L’entropie max sera relative à ce cycle, mais pas à l’infini. De ce qu’on peut supposer tout est infini dans tous les sens.

Je me suis souvent fait la réflexion que sans mal, le bien ne pourrait pas exister. Le bien émerge du mal et le mal accouche du bien.

Le mal est nécessaire dans la narration pour l’évolution du monde. Sans mal, on s’emmerderait. Imaginez un conte sans mal, ce serait fade et rien n’aurait changé de la première page à la dernière (aucune évolution !). L’absence de mal, c’est la stagnation. Le mal permet le mouvement.

Les notions de mal et de bien sont propres au jugement moral. Mais on peut faire le même constat avec les notions de « construction » et « destruction ». Il faut de la destruction pour qu’il y ait évolution. L’extinction de certaines espèces, libère des niches écologiques ce qui permet l’émergence de nouvelles espèce.
L’absence de destruction, c’est l’absence d’évolution et l’absence d’évolution c’est l’immobilisme, c’est l’entropie poussée à son paroxysme, c’est la mort.

Ce qui m’en fait venir à la conclusion que l’évolution c’est la néguentropie, c’est la réalisation du Tout, de l’Absolu.

@Fumeterre Superbement écrit.

Et pour rebondir sur un sujet connexe, c’est pour cette raison que les personnes qui restent de façon caricaturale dans la droite en rejetant totalement le vert et la gauche parce que c’est « destructeur » n’ont pas assez de hauteur perceptive, s’ils avaient une perspective plus jaune ou turquoise il se rendraient compte que la gauche est aussi nécessaire que la droite à l’équilibre du monde, tout comme on a besoin de la masculinité et de la féminité dans ce monde.

Comme le disait Bertrand dans son dernier live les red pills rejettent la féminité tout comme les féministes rejettent la masculinité. Tout ça c’est très égoïque et caricatural au final.

La même remarque va évidemment aux personnes de gauches vis à vis de la droite.

Je me suis souvent fait la réflexion que sans mal, le bien ne pourrait pas exister. Le bien émerge du mal et le mal accouche du bien.

Le mal est nécessaire dans la narration pour l’évolution du monde. Sans mal, on s’emmerderait. Imaginez un conte sans mal, ce serait fade et rien n’aurait changé de la première page à la dernière (aucune évolution !). L’absence de mal, c’est la stagnation. Le mal permet le mouvement.

Les notions de mal et de bien sont propres au jugement moral. Mais on peut faire le même constat avec les notions de « construction » et « destruction ». Il faut de la destruction pour qu’il y ait évolution. L’extinction de certaines espèces, libère des niches écologiques ce qui permet l’émergence de nouvelles espèce.
L’absence de destruction, c’est l’absence d’évolution et l’absence d’évolution c’est l’immobilisme, c’est l’entropie poussée à son paroxysme, c’est la mort.

Ce qui m’en fait venir à la conclusion que l’évolution c’est la néguentropie, c’est la réalisation du Tout, de l’Absolu.

@Fumeterre Ca me fait penser à la différence de potentielle électrique entre 2 points qui met en mouvements les électrons dans un circuit électrique.

L’Ego est aveugle à l’Amour Absolu car l’Ego est aveugle à la Réalité. Si l’Ego voyait la Réalité pour ce qu’elle est (dans toute sa complexité), alors il verrait automatiquement l’Amour Absolu. Car ils sont indissociables. Du point de vue myope de l’Ego, la Réalité (et donc l’Amour Absolu) semble ne pas du tout reposer sur un principe de “bonté” et d’amour. De la même manière que pour un esprit empêtré dans la pauvreté, un riche philanthrope semblera être une mauvaise personne qui s’est enrichie en exploitant les autres. “Les riches ne peuvent pas avoir plus de bonté que les pauvres, hein ?”, “Mais qu’est-ce que font les riches pour nous aider ?!”, “Moi si j’étais aussi riche j’aiderais le monde au lieu de tout garder pour moi comme eux ils font !”.

Pour l’Ego, à bien des égards la Réalité semble “mauvaise”. Du point de vue de l’Ego, Dieu s’il existe, doit être cruel, et ne pas du tout être qu’amour (“conneries !”). Mais l’Ego voit la Réalité et Dieu ainsi car il n’a pas cette “conscience” infinie et omnipotente qu’à Dieu justement, pour voir et apprécier cette bonté et cet amour infinis. Il n’a que sa petite capsule de conscience, et la perspective biaisée sur la réalité qui va avec. Et donc si depuis sa perspective limitée, l’Ego choisissait d’améliorer la réalité pour qu’elle soit meilleure, pour “réparer” les “erreurs” de Dieu, il la rendrait en réalité plus mauvaise. La bonté infinie nécessite la conscience infinie (tu ne peux pas rater ne serait qu’un petit élément, tu dois absolument tout inclure). La bonté infinie nécessite la conscience infinie, parce qu’encore une fois c’est grosso-modo la même chose. Si l’Ego avait une conscience infinie, il ne serait pas Ego, il serait Dieu, et donc la Réalité.

@Bertrand
Et donc si depuis sa perspective limitée, l’Ego choisissait d’améliorer la réalité pour qu’elle soit meilleure, pour “réparer” les “erreurs” de Dieu, il la rendrait en réalité plus mauvaise. La bonté infinie nécessite la conscience infinie (tu ne peux pas rater ne serait qu’un petit élément, tu dois absolument tout inclure). La bonté infinie nécessite la conscience infinie, parce qu’encore une fois c’est grosso-modo la même chose. Si l’Ego avait une conscience infinie, il ne serait pas Ego, il serait Dieu, et donc la Réalité.

Peut-on alors dire que d’un point de vue absolu/omniscient, la Réalité est parfaite ?

Toutes les imperfections que l’on perçoit à un niveau relatif seraient donc nécessaires à la perfection de la Réalité au niveau absolu.

Yes
La Réalité c’est un peu le Jenga ultime haha

Ce Dieu a un amour tellement absolu qu’il considère le bien de toute chose pour façonner sa création, sans biais pour quoi que ce soit de particulier.
Et le fait que ce Dieu considère le bien de toute chose en fait donc un Dieu profondément aimant (de sa création).

Mais dans ce cas pourquoi y a t-il des choses horribles qui arrivent à certaines personnes ou certains êtres et pas à d’autres ? Ou pourquoi y a t-il la sélection naturelle quand tout être vivant souhaite survivre ?

Je pense car le Tout serait déséquilibré dans le cas contraire.

Yes c’est ça, impossible qu’il y ait du bien sans mal.

Mais si ce Dieu bleu considère le bien de toute chose, les êtres qui vivent le mal de façon relative, a t-il réellement considéré leur bien ?

Il considère peut-être seulement le bien du Tout dans son ensemble et pas chaque partie individuelle du Tout.

Et donc si depuis sa perspective limitée, l’Ego choisissait d’améliorer la réalité pour qu’elle soit meilleure, pour “réparer” les “erreurs” de Dieu, il la rendrait en réalité plus mauvaise.

Donc ça veut dire que quoi qu’on fasse quand on essaye de faire de notre mieux, si on est dans la perspective limitée et relative de l’égo, on rendra en fait la réalité plus mauvaise ?

Est-ce que ce n’est pas plutôt que la morale, les notions de bien et de mal, n’existent qu’au sein de l’ego ? Quand on se place dans une perspective absolu les choses sont. Les choses, c’est à dire aussi bien l’état « physique » du monde que les gens qui y vivent et leurs jugements moraux sur celui-ci.